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Portrait de Trica - Lauréat MercadOr Laurentides 2019

1 avril 2020  — 

Portrait de Trica - Lauréat MercadOr Laurentides 2019

Le 17 octobre dernier, plus d’une centaine d’exportateurs de la région se sont réunis à Mirabel pour partager leur savoir-faire sur les marchés internationaux et honorer six entreprises laurentiennes s’étant particulièrement démarquées à l’étranger au cours de la dernière année.

 

Nous avons préparé le portrait de chacune des entreprises lauréates d'un MercadOr - région des Laurentides pour l'édition 2019. Nous vous présentons, dans une série de six textes, les différents parcours, obstacles, bons et moins bons coups des lauréats.

 

Pour ce dernier portrait, il nous fait plaisir de vous présenter l'entreprise Trica, lauréate MercadOr Laurentides 2019 dans la catégorie « Leader à l'exportation ».

 

Sur la photo, de gauche à droite : Ariel Retamal, directeur général et commissaire à l'exportation (Laurentides International), Brigitte Labelle (Vice-présidente de Laurentides International), François Caron, président, et Alexandra Paquette, Vice-président finance (Trica), Marc Langlois, directeur régional (Investissement Québec) et Éric Lescarbeault, directeur régional Laurentides (ministère de l'Économie et de l'Innovation). 

 

Lauréat MercadOr Laurentides 2019 - Leader à l'exportation 

 

 

TRICA INC.

MRC de la Rivière-du-Nord

Année de fondation : 1988

Pourcentage des ventes à l'exportation (hors-Québec) : 76 %

Site Internet : www.tricafurniture.com

 

Un rêve entrepreneurial

 

En 1988, François Caron et Yves Caron quittent leurs emplois respectifs afin de réaliser leur rêve: démarrer leur entreprise manufacturière.

 

C’est en 1995 que Trica trouve sa niche et concentre sa gamme de produits ainsi que son marketing en une seule spécialisation : les tabourets de comptoir et de bar destinés au marché résidentiel. Trica est passée d’une vingtaine d’employés en 1995 à plus de 175 employés en 2005. Près de 80% de ses ventes étaient réalisées aux États-Unis.

 
L’épreuve de la mondialisation

 

Entre 2005 et 2011, l’entreprise a été rudement mise à l’épreuve, en subissant de plein fouet une tempête parfaite : la crise économique américaine, une devise canadienne forte et l’envahissement des produits asiatiques ont provoqué une chute des ventes de plus de 60%. Durant cette période, la compagnie est passée de 175 employés à 60 employés.

 

Malgré tous les efforts, les ventes américaines sont passées de 18 à 3.5 millions de dollars. Dans le secteur de la fabrication de meubles, la compétition asiatique était en train de faire des ravages chez les industriels québécois.

 

 

Une résilience à toute épreuve des frères Caron
 

Les dirigeants de Trica se sont retroussé les manches et ont dû investir beaucoup de temps et d’argent afin de récupérer les ventes et les emplois perdus. Les stratégies implantées se sont avérées payantes, car les ventes à l’exportation sont reparties de plus belle.

 

Grâce à son réseau de distribution, Trica a étudié le marché américain pour mieux comprendre et définir des stratégies de marketing-mix mieux adaptées à la nouvelle réalité américaine, afin de trouver des avantages comparatifs pour faire face à la compétition asiatique.

 

Des investissements importants ont été faits pour améliorer la productivité de l’entreprise, tant en terme de nouveaux équipements qu’en formation de la main-d’œuvre.

 

En 2010, l’entreprise a revu son modèle d’affaires et a amorcé la diversification de sa production en fabriquant des ensembles de salles à manger, des meubles audio, des ensembles de chambres à coucher, des tabourets, des chaises et autres accessoires hauts de gammes contemporains.

 

 

Afin de renforcer sa position dans la fabrication de meubles haut de gamme contemporains, Trica a investi en 2012, plus de 2 millions de dollars en équipement afin de se doter d’une usine ultra moderne de composante de bois.

 

Trica vend maintenant ses produits dans des magasins de meuble haut de gamme au Canada et aux États-Unis.  Depuis 2017, l’entreprise a développé le marché… chinois. Le consommateur chinois voulant des meubles haut de gamme, TRICA a réussi a percé ce marché qui lui a fait tant de tort par le passé. Il s’agit d’une belle revanche pour l’entreprise!

 

Une relève entrepreneuriale réussie

 

En 2017, pour assurer la pérennité de l’entreprise, Yves Caron décide de passer le flambeau et cède ses parts à Alexandre Paquette, alors directeur financier de l’entreprise. L’entreprise est maintenant détenue par François Caron et son nouvel associé Alexandre Paquette. Il s’agit ici d’une belle réussite de relève d’entreprise qui s’est préparée sur plus de 5 ans et qui a permis la continuité et la croissance de l’entreprise, en gardant ses valeurs initiales.

 

En apprendre plus sur les lauréats 2019 des Laurentides 

 


 

Qu’est-ce que le gala MercadOr?

 

Partout à travers le Québec, la remise de prix MercadOr souligne le succès des entreprises exportatrices de la province. Au fil des ans, les prix MercadOr ont vu leur notoriété s’accroître jusqu’à devenir des incontournables de la scène entrepreneuriale québécoise.

 

Annuellement, les prix MercadOr sont décernés à des entreprises exportatrices de la région des Laurentides lors de notre cocktail annuel.


Critères de sélection des MercadOr 2019 - Catégorie « Leader à l'exportation »

 

Prérequis initiaux :

 

  • Les entreprises sont à minimalement 51 % de propriété canadienne et les entreprises réinvestissent la majorité de leurs bénéfices au Québec;
  • Les sociétés publiques (cotées en bourse) sont admissibles;
  • Toutes les sociétés doivent avoir un établissement majeur dans la région de nomination et y être décisionnelles au niveau du développement des marchés hors Québec;
  • Les ventes à l’exportation des sociétés doivent être hors Québec. Notez que le Canada (les provinces et territoires, outre le Québec) est considéré comme un marché d’exportation (pays).

 

Critères de sélection catégorie « Leader à l'exportation » 

 

  • L’entreprise doit exporter depuis au moins 5 ans ;
  • plus de 70 % du chiffre d’affaires de l’entreprise ou un minimum de 3 000 000 CAD de ventes à l’exportation ;
  • elle doit avoir une personne dédiée à l’exportation.